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Sébastien Le Prestre de Vauban

Informations biographiques

Nom: Sébastien Le Prestre de Vauban
Né(e) le 4 mai 1633 à , Yonne (89), Bourgogne-Franche-Comté, France, Europe
Décédé(e) le 30 mars 1707 à , Ile-de-France, France, Europe
15 mai 1633

Baptême de Sébastien Le Prestre en l'église de Saint-Léger-de-Foucherets, dans le Morvan.

1643 - 1650

Sébastien Le Prestre suit probablement les cours du collège de Semur-en-Auxois.
Vauban disait qu'il avait «une assez bonne teinture de mathématiques et de fortification, et ne dessinant d'ailleurs pas mal".
Il avait très certainement lu le traité de Blaise Pagan, comte de Merveilles [Saint-Rémy-en-Provence 1604 - Paris 1665], «Les Fortifications du comte de Pagan» publié à Paris en 1645.
Pagan fait partie, avec Jean Errard [Bar-le-Duc vers 1554 - 1610] et Antoine Deville [Toulouse 1596 - 1657], de la première école française dans l'art de la fortification.

14 mai 1643

A la mort de son père, le roi Louis XIII, Louis XIV devient roi de France.

1648 - 1649

Début de la Fronde du Parlement de Paris.

1650

Emprisonnement des Princes sur ordre de la régente Anne d'Autriche. Début de la Fronde des Princes.

1651

Sébastien Le Prestre entre comme cadet dans le régiment d'infanterie du prince de Condé, chef des Frondeurs, et gouverneur de Bourgogne depuis 1631.

6 septembre 1651

Le prince de Condé se lance dans une révolte personnelle. Il signe un accord avec les Espagnols, promettant de leur livrer Bourg-sur-Gironde contre 500 000 écus pour lever des troupes.

7 septembre 1651

Louis XIV est déclaré majeur par le parlement de Paris.

janvier 1652

Anne d'Autriche rappelle le cardinal Mazarin. Ce dernier négocie la loyauté de Turenne et du duc de Bouillon.

février 1652

Sébastien Le Prestre répare les fortifications de Clermont-en-Argonne.

7 avril 1652

Turenne bat le prince de Condé à Bléneau.

mai 1652

Charles IV, duc de Lorraine, pénètre en France avec ses armées pour le compte des Espagnols afin de dégager l'armée des princes encerclée par Turenne à Etampes.

2 juillet 1652

La Grande Mademoiselle fait tirer au canon sur la cavalerie royale pour permettre aux troupes commandées par le prince de Condé d'entrer à Paris.
Le prince de Condé se retire ensuite en Flandre où il se met au service des Espagnols.

novembre 1652

Il participe au siège de la ville de Sainte-Ménehould qui est tenue par l'armée royale.

début 1653

Sur le point d'être fait prisonnier par des cavaliers de l'armée royale, il tient en jour le chef du parti adverse et négocie avec lui les conditions d'une reddition honorable.
Le cardinal Mazarin, mis au courant de cet épisode, le fait comparaître devant lui et réussit à le «reconvertir", probablement en lui montrant les égarements du prince de Condé - le vainqueur des Espagnols à Rocroi, passant à leur service.
Mazarin lui demande de se mettre sous les ordres du chevalier de Clerville pour reprendre la ville de Sainte-Ménehould tenue par les Frondeurs.

25 novembre 1653

La ville de Sainte-Ménehould se rend.
Vauban est nommé lieutenant au régiment d'infanterie de Bourgogne, surnommé le «régiment des Repentis".

27 novembre 1653

Reddition de Sainte-Ménehould.
Dans le «Certificat du Chevalier de Clerville au Sieur de Vauban, ingénieur du Roi» en date du 16 novembre 1666, le chevalier de Clerville écrit: «Le sieur de Vauban... a bien et fidèlement servi Sa Majesté sous notre direction au siège de Sainte-Ménehould,... à la conduite des lignes, tranchées et sapes qui lui furent par nous commis dont il s'acquitte très dignement...."
Après cette reddition les armées des deux camps prennent leurs quartiers d'hiver. Le roi Louis XIV, le cardinal Mazarin rentrent à Paris.
Vauban est chargé par le chevalier de Clerville [1610-1677] de réparer les brèches faites dans les défenses de la ville [les fortifications commencées vers 1200 par le comte de Champagne Thibaud III, avaient été renforcées sous le roi François 1er par l'ingénieur militaire italien Girolamo Marini].

1654

Il est promu capitaine.

3 juin 1654

Louis XIV est sacré roi de France dans la cathédrale de Reims.

juillet 1654

Il participe au siège de Stenay où il est blessé deux fois.

août 1654

Il participe au secours d'Arras.

9 août 1654

La garnison de Stenay capitule.
Les troupes françaises sont commandées par Abraham de Fabert [1599-1662]. Il deviendra maréchal de France en 1658, puis gouverneur de Sedan.
Les troupes commandées par Turenne assurent la protection de l'opération contre toute intervention de Condé. Mais ce dernier a préféré se porter vers Arras en menaçant l'Artois. Turenne va alors exécuter une contre-attaque.

25 août 1654

Les troupes commandées par Condé sont battues par celles de Turenne. Vauban assiste à cette bataille.

novembre 1654

Il participe au siège de Clermont-en-Argonne.

3 mai 1655

Il reçoit le brevet d'"ingénieur ordinaire» du Roi.

juin 1655 - juillet 1655

Siège de Landrecies.

novembre 1655 - février 1656

Le chevalier de Clerville charge Vauban de compléter les défenses de Condé, petite ville située au confluent de l'Escaut et de la Hayne.
Le chevalier de Clerville écrira le 16 novembre 1666 dans le «Certificat du Chevalier de Clerville au Sieur de Vauban, ingénieur ordinaire du Roi»: «Le Roi ayant résolu de fortifier la place de Condé, et nous en ayant pour cet effet adressé les ordres, nous y laissâmes le dit Sieur de Vauban après l'avoir fait tracer, les affaires de Sa Majesté nous appelant ailleurs."
Lorsque Clerville revient il constate «qu'il y fit travailler pendant neuf mois durant avec toute diligence et conduite possible".

1656

Vauban est capitaine au régiment de La Ferté-Senneterre.

février 1656

Il dirige les travaux sur les fortifications de Condé.

juin 1656 - juillet 1656

Siège de Valenciennes.

15 juillet 1656 - 16 juillet 1656

Echec de l'assaut contre Valenciennes.

11 juin 1657 - 6 août 1657

Siège de Montmédy après la prise des villes de Marville et de Stenay par une armée de 30 000 hommes. Le siège est fait en présence de Louis XIV qui a installé son quartier général au château de Louppy-sur-Loison.
» La ville avait pour Gouverneur Jean IV d'Allamont, Seigneur de Malendes, qui s'acquit une gloire immortelle par la vigoureuse défense qu'il fit durant ce siège, qui dura deux mois entiers, quoique le Gouverneur n'eût que sept cent trente-six hommes de garnison. Les Français y perdirent cinq mille hommes; et si le Gouverneur n'avait pas été blessé à mort par un coup de canon qui lui fracassa la cuisse et lui enfonça dans le bas ventre un éclat de bois d'un pied de long, avec le pommeau de son épée, elle aurait résisté plus longtemps".
Vauban conduit en chef les attaques de la place forte au cours desquelles tous les ingénieurs français sont tués.

septembre 1657

Siège de Mardyck.

juin 1658

Il commande aux sièges de Gravelines et d'Audenarde.

août 1658 - septembre 1658

Il conduit le siège d'Ypres.

7 novembre 1659

Traité des Pyrénées entre la France et l'Espagne après le cessez-le-feu général convenu le 9 mai 1659.
Louis II de Bourbon, prince de Condé est amnistié.

25 mars 1660

Mariage de Vauban avec Jeanne d'Osnay.

3 mai 1660

Signature à Oliva de la Paix dite «du Nord".
Elle met fin à l'attaque lancée par le roi de Suède Gustave X Adolphe contre le roi de Pologne Jean II Casimir.
La paix des Pyrénées et la paix du Nord dessinent le nouveau visage de l'Europe pour 150 ans.
Ces deux traités font provisoirement de Louis XIV le vainqueur des modifications en Europe.

28 février 1661

Charles IV de Lorraine et Louis XIV signent le traité de Vincennes qui met fin à l'occupation française de la Lorraine. Le Barrois est restitué - le duc peut regagner ses états mais le traité confirme la cession du comté de Clermont, des places de Moyenvic, Stenay, Dun, Jametz et de la partie barroise de Marville, et il cède en plus les places de Sierck, Sarrebourg et Phalsbourg et de nombreux villages pour former le Chemin de France. Début de la démolition des fortifications de Nancy.

18 juin 1682

Pour contrer la politique des réunions menée par le roi de France, Louis XIV, la Suède, les Provinces-Unies rejoignent l'empereur du Saint-Empire-Romain-Germanique, Léopold 1er et le roi d'Espagne, Charles II, dans une alliance défensive.

15 août 1683

Vauban envoie à son ministre de tutelle Louvois un mémoire de 4 pages: «Mémoire sur les avantages que l'on doit attendre de l'Empereur d'Allemagne en compensation de l'aide qui lui serait fournie dans la guerre qu'il soutient en Hongrie".
Il propose au roi en plus du secours en homme et en argent de signer avec lui un bon traité de paix procurant au royaume un repos de plusieurs années.
Les conditions seraient «la cession pure et simple de la part de l'Empereur des pays nouvellement réunis aux Trois-Evêchés, de toute l'Alsace et notamment de la ville de Strasbourg", le roi restituant les villes impériales de Fribourg et de Brisach et leurs possessions au-delà du Rhin. Vauban indique que ces deux places n'apportent rien à la défense de la France sinon une charge inutile.
Louvois lui répond le 24 août 1683: «... je vous répondrai en peu de paroles que si vous étiez aussi mauvais ingénieur que politique, vous ne seriez pas si utile que vous êtes au service du Roi."

12 septembre 1683

A Kahlenberg, près de Vienne, l'armée ottomane du grand vizir Kara Mustapha est mise en déroute par le Roi de Pologne Jean Sobieski, dit Jean III, allié à des troupes saxonnes et bavaroises. Le siège de Vienne par l'armée ottomane est levé.
Louis XIV rompt alors la trêve tacite qu'il avait adoptée. Il va envoyé sur les Pays-Bas espagnols une armée constituée de 20 000 fantassins et 15 000 cavaliers avec ordre de vivre sur le pays.
Il informe le roi d'Espagne que son armée ne quittera le pays qu'en échange de la place de Luxembourg.

26 octobre 1683

Le roi d'Espagne Charles II déclare la guerre à la France.

6 novembre 1683

Les armées du roi commandées par le maréchal d'Humières prennent Courtrai.
Le siège est dirigé par Vauban. Louvois l'avait envoyé au maréchal d'Humières en lui recommandant qu'il ne prenne aucun risque. Dans une lettre à Louvois du 5 novembre 1683, d'Humières avait dû avouer «Je n'ai pu empêcher M. de Vauban d'aller dans la ville.... Vous savez bien qu'on ne le gouverne comme on le voudrait, et si quelqu'un mérite d'être grondé, je vous assure que ce n'est pas moi."

10 novembre 1683

Prise de Dixmude par les armées du roi Louis XIV.

décembre 1683

Vauban surveille l'avancement du chantier à Dunkerque. Il visite les places de Dixmude, Furnes et le fort de Kenocq.
Pendant ce temps les armées commandées par le maréchal d'Humières parcourent le pays entre Bruges et Luxembourg en vivant sur les populations locales conformément aux recommandations de Louvois.

janvier 1684

Conseil de guerre à Versailles pour préparer le siège de Luxembourg. Vauban y est convoqué.

1 avril 1684

Instructions préparatoires au siège de Luxembourg.
La ville située au confluent de l'Alzette et de la Pétrusse coulant dans des gorges profondes n'est accessible que par l'ouest. Des fortifications la protègent.
La garnison de la ville comprend alors 2 600 fantassins, 600 cavaliers et une milice bourgeoise commandés par le prince de Chimay.
L'armée française est confiée à François de Bonne, marquis de Créqui, duc de Lesdiguières [1624-1687]. Le maréchal de Créqui dispose de 34 bataillons et de 21 escadrons, soit 20 000 hommes et 7 000 chevaux, une artillerie de 82 canons et 21 mortiers.
Une armée de secours est rassemblée en Flandre si l'armée commandée par le maréchal de Créqui venait à être menacée.
La direction du siège est confiée à Vauban qui a sous ses ordres 60 ingénieurs, répartis en 4 brigades, et une compagnie de «mineurs".
Dans les instructions pour le siège il est recommandé au maréchal de Créqui «que l'on empêche le sieur de Vauban de s'exposer inutilement".

8 mai 1684

Dans la nuit du 8 au 9 mai Vauban fait commencer la première tranchée.
Il a procédé à de nombreuses reconnaissances jusqu'aux abords des palissades tenues par les assiégés. Il a failli être fait prisonnier par des guetteurs de la forteresse pendant une de ces reconnaissances. Son sang-froid, en se faisant passé pour un officier de leur camp, lui a permis de continuer sa ronde sans être inquiété.

14 mai 1684

Les assiégés se défendent en faisant des sorties de cavalerie et en employant des contre-mines.
Cependant les tranchées avancent vers la ville. Pour les défendre, Vauban a inventé les «cavaliers de tranchée» - des gabions élevés sur des monticules permettant de se protéger des tirs ennemis et de les neutraliser - permettant de travailler en sûreté à l'exécution des sapes.
En réponse aux missives de Louvois qui se trouve en Flandre avec le roi et qui s'impatiente, Vauban écrit: «... quand je verrai jour à pouvoir vous faire des pronostics sur l'avenir, je ne manquerai pas de le faire; mais trouvez bon que je ne m'érige pas en mauvais astrologue. Il y a de certains évènements dont Dieu seul sait le succès et le temps qu'ils doivent arriver: c'est aux hommes d'y apporter tout ce qu'ils savent de mieux pour le faire réussir, comme je ferai, Dieu aidant."

19 mai 1684

La république de Gênes ayant fourni des galères à l'Espagne, Louis XIV décide le bombardement de la ville par une flotte française commandée par le marquis de Seignelay, fils aîné de Colbert. Dix mille bombes incendiaires sont envoyées sur la ville qui la détruisent à moitié.
Le doge doit venir à Versailles présenter à Louis XIV les excuses de la république de Gênes.

23 mai 1684

Lettre de Louvois faisant part de l'étonnement du roi devant la lenteur de l'attaque. Après 14 jours de tranchée la contrescarpe n'est pas encore prise.
Vauban continue les travaux d'approche selon ses plans.

3 juin 1684

Reddition de la place de Luxembourg.
Vauban écrit le lendemain à Louvois: «Voilà enfin, Monseigneur, ce terrible Luxembourg réduit au point que vous désirez. Je m'en réjouis de tout mon coeur, pour le grand bien qui en reviendra au service du Roi; c'est la plus belle et glorieuse conquête qu'il ait jamais faite en sa vie, et celle qui lui assure le mieux ses affaires de tous côtés."
La ville est tombée après 26 jours de siège.
Vauban avait adopté des dispositions «pour la conservation des hommes dans la conduite des attaques". Les pertes ont cependant étaient sévères dans les rangs des ingénieurs: 4 ont été tués, 30 blessés.
Dans une lettre à Louvois du 30 mai, Vauban écrivait de ses ingénieurs:"Comme ce sont ceux de l'armée qui s'exposent le plus, j'espère que vous voudrez bien avoir quelques bontés pour eux."
Le roi gratifie Vauban de 8 000 pistoles, soit 80 000 livres. Mais au moment de la promotion de nouveaux lieutenant généraux et maréchaux de France, Vauban constate que malgré ses mérites il ne reçoit pas le grade de lieutenant général qu'il espérait. Ses origines modestes de petite noblesse provinciale et son statut d'ingénieur le marquent.
Pourtant Boileau qui a suivi la campagne en tant qu'historiographe du roi a écrit à un de ses amis: «Vous avez raison d'estimer comme vous le faites M. de Vauban; c'est un des hommes de notre siècle, à mon avis, qui a le plus prodigieux mérite, et pour vous dire en un mot ce que je pense de lui, je crois qu'il y a plus d'un maréchal de France qui, quand il le rencontre, rougit de se voir maréchal de France."

29 juin 1684

Les Provinces-Unies se retirent de l'alliance avec l'Espagne.

15 août 1684

L'empereur Léopold 1er par la trêve de Rastisbonne accepte les acquisitions de Louis XIV en Alsace et dans les Pays-Bas espagnols.
Le 20 août, le roi d'Espagne fait de même.

12 février 1685

Paix de Versailles entre la France et la république de Gênes qui s'engage à faire partir sa garnison espagnole.

juillet 1685 - septembre 1685

La trêve de Ratisbonne prévoit une trêve de vingt ans. La paix va en fait durer quatre années.
Vauban part inspecter les places en Alsace à la demande de Louvois.
Il visite Huningue, Brisach et Strasbourg.
En août il rencontre Louvois à Longwy. Il lui montre les travaux à Luxembourg.

octobre 1685

Vauban est à la citadelle de Lille. Il y rédige un mémoire sur le siège de Luxembourg.
Dans ce mémoire il calcule le coût du siège en matériel, munitions et hommes, soit «deux cent soixante-treize mille deux cent onze livres, sans compter la subsistance des troupes". Il fait aussi le bilan des pertes humaines: 550 tués et 950 blessés «dont il pourra encore mourir quarante à cinquante» et parmi les morts «quatre-vingt officiers ou personnel de marque".

18 octobre 1685

Edit de Fontainebleau révoquant l'Edit de Nantes. Il est signé par le roi Louis XIV et le chancelier Michel Le Tellier:
- Il interdit le culte aux protestants qui doivent abjurer et se convertir au catholicisme.
- Il leur est interdit de quitter le royaume.
- Les pasteurs sont bannis.

Sur les 850 000 Protestants du royaume, plus de 200 000 vont émigrer:
- vers l'Angleterre (40 à 50 000),
- vers les colonies anglaises (10 à 15 000),
- vers les Provinces-Unies (50 à 60 000),
- vers l'Allemagne (25 000 en Brandebourg),
- vers la Suisse (22 000).
Les autres seront contraints de se convertir. Louis XIV emploiera les Dragonnades - logement des Dragons, soldats du roi, chez les Protestants - à partir de 1681 pour les pousser à se convertir. En 1685:
- en mars au Béarn,
- en août en Guyenne, Aunis et Saintonge,
- en octobre à Nîmes.

Le 8 novembre 1685, par l'édit de Potsdam, le Brandebourg accueille les Huguenots français qui vont contribuer à sa richesse.

novembre 1685

Il visite Dunkerque, Calais, Ambleteuse. Il assiste à des essais de tir en rade de Dunkerque. Il en rend compte à Seignelay en faisant des recommandations pour l'équipement des batteries de Dunkerque.

décembre 1685

Vauban est àç Lille après avoir inspecter les places d'Ypres et de Menin.

13 décembre 1685

Lettre de la marquise de Sévigné à sa fille: «Jamais il n'a été si plaisant que ce que vous me dites de cette grande beauté qui doit paraître à Versailles, toute fraiche, toute pure, toute naturelle et qui doit effacer toutes les autres beautés. Je vous assure que j'étais curieuse de son nom et que je m'attendais à quelque nouvelle beauté arrivée et menée à la Cour, je trouve tout à coup que c'est une rivière qui est détournée de son chemin, toute précieuse qu'elle est, par une armée de quarante mille hommes. Il ne lui en faut pas moins pour lui faire un lit."
Colbert, surindendant des Bâtiments envisage en effet de détourner vers Versailles une partie des eaux de l'Eure.
L'académicien Lahire a été chargé de calculer le dénivelé de l'Eure entre Pontgouin et le réservoir de la Grotte à Versailles. Le dénivelé est suffisant mais il faut que le canal enjambe l'Eure près de Maintenon.
Louvois envoie donc des missives à Vauban pour que ce dernier se rende à Versailles pour étudier ce problème. Mais ce dernier semblant faire la sourde oreille, Louvois lui écrit le 30 décembre: «Partez dans les vingt-quatre heures où vous aurez reçu cette lettre."

1704

Traité des sièges et de l'attaque des places

1706

Traité de défense des places

Ouvrages et projets

Bibliographie

Publications pertinentes

  • Informations
    sur cette fiche
  • Person-ID
    1001180
  • Création
    31.12.2001
  • Modification
    22.07.2014