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Nicolas Poictevin

Ingénieur des levées et turcies de la Loire. Ingénieur du roi.

Informations biographiques

Nom: Nicolas Poictevin
Décédé(e) en 1719
1675

Il fait le dessin du pont de Romorantin sur la Sauldre.

1678

Il dresse un projet pour le pont de Moulins avec des arches en anse de panier à 1/2,3 qui sera reconstruit entre 1678 et 1682.

1679

Le surintendant des finances, Jean-Baptiste Colbert {1619-1683], en charge des Ponts et Chaussées, s'appuie sur cinq personnes:
- Nicolas Poictevin, ingénieur et architecte du roi, chargé des généralités de Bourges, Moulins, Orléans, Riom et Tours;
- Libéral Bruand, architecte du roi, chargé des généralités de Caen, Paris, Rouen, et parfois de Châlons et de la Franche-Comté,
- Claude de Mollart de Dieulamant, chargé de la rivière du Drac dans la généralité de Grenoble avec l'ingénieur Chevrier qui quitte ce poste en 1681;
- Ponce Alexis de La Feuille de Merville, ingénieur du roi, commis à la surveillance du canal du Midi, puis des généralités de Bordeaux et Montauban;
- François II de Mollart de Marcilly, frère de Paul-Louis de Mollart de Dieulamant qui est le père de Claude, ingénieur du roi, chargé des ouvrages d'art et de la navigation de l'Yonne.
Colbert va à partir de cette date de faire progresser ce noyau du service des Ponts et Chaussées

8 mars 1679

Instruction de Colbert à Poictevin l'invitant à partir au plus tôt «pour se rendre dans lesdites généralités afin de visiter les ouvrages faits l'année dernière, examiner si les entrepreneurs ont exécuté ponctuellement les conditions de leurs baux, donner les ordres nécessaires pour mettre les ouvrages en état qu'il puisse en faire la réception dans les formes accoutumées, dans les mois de mai et juin prochains, et assister aux adjudications à faire la présente année...".
Il recommande:
"En allant à Orléans, il visitera soigneusement la chaussée d'Etampes à l'Orme d'Assas...
"Le pont de la Charité étant le travail étant le travail auquel le dit Poictevin doit donner le plus de soin et d'application, il faudra qu'il se rende sur les lieux promptement... et qu'il observe de n'en point partir qu'il n'en ait établi le travail, en sorte que son absence n'y apporte aucun préjudice.
"Il pourra continuer l'inspecteur qu'il a établi... mais il ne manquera pas de revenir lui-même le visiter au moins tous les quinze jours ou trois semaines.
"Ensuite il ira à Moulins et aussitôt qu'il y sera arrivé, il rendra à M. de Bouville, commissaire départi, en cette généralité, la lettre de créance que je lui donne.
"Et comme le pont de Moulins est le principal ouvrage qui se fait dans cette généralité, il prendra soin qu'il soit bien et solidement fait et fondé assez bas, et donnera toute son application à ce que ce pont soit entièrement achevé, s'il est possible cette année...
"Il visitera avec grans soin le chemin de Lyon par La Palisse...
"Généralité de Tours...
"Généralité de Bourges...
"Généralité de Riom...
"Turcies et levées...
"Il visitera soigneusement lesdites turcies et levées dans toutes les généralités où elles s'étendent, et examinera les endroits où elles ont été élargies, fortifiées et relevées, suivant les ordres que j'ai donnés les années précédentes, dont il me donnera avis incessamment.
"Il prendra garde surtout de ne rien faire en exécution de sa commission et de la présente instruction que de concert avec les intendants et commissaires départis dans les généralités et suivant leurs ordres".

1680

Il fait le dessin du pont sur le Loiret à Saint-Hilaire-Saint-Mesmin, du pont sur la Sarthe à La Suze.

ca. 1680

Il fait les dessins des plans des ouvrages existants à Chinon, à Angers, aux Ponts-de-Cé, à Tours, à Montrichard, à Blois, à Laval, à Beaugency.

1680

Poictevin reçoit l'ordre de Colbert de presser les entreprises qui assurent la restauration de la 7e pile du pont de Blois.

1681

Colbert s'apercevant que les ponts de Langeac (commencé en 1671), Borda et d'Estrade ne sont pas terminés, il recommande à Poictevin de faire la publicité des enchères à Moulins, Nevers, La Charité et bien au-delà de l'Auvergne.
Dans la passation des marchés, Colbert impose le marché au forfait après enchères publiques. Quand les entrepreneurs déclarent forfait parce qu'ils jugent que leurs pertes seront importantes, il impose aux Intendants d'appliquer «la folle enchère", c'est-à-dire de faire une nouvelle adjudication et d'imputer à l'entrepreneur défaillant les frais de cette nouvelle adjudication. Il en résulte qu'on pouvait ne pas trouver d'entrepreneurs.

1681 - 1685

Il construit un pont de pierre de six arches à Beaugency pour relier une île à la rive. Le pont est détruit par une crue de la Loire en 1719.

31 mai 1681

Nicolas Poictevin reçoit une gratification de 1000 livres tournois.

ca. 1682

Poictevin est accusé par un de ses commis d'avoir perçu des remises de 3000 livres d'un entrepreneur du pont de Moulins qu'il aurait favorisé au moment de l'adjudication. Colbert demanda une enquête aux intendants de Moulins, Bourges et Orléans. Un doute subsista, mais cette pratique était assez répandu, en particulier chez les Trésoriers Généraux qui passaient les marchés. Colbert ne sanctionna pas et continua à utiliser ses service.

1683

Il est chargé des généralités de Tours et de Poitiers en totalité, de Bourges et Orléans en partie. L'autre partie des généralités de Bourges et Orléans, celles de Riom et Moulins en totalité et la généralité de Lyon sont confiées au sieur Mathieu, architecte ordinaire des Bâtiments du roi et ingénieur du roi.

1685

Le pont de Pirmil sur la Loire à Nantes perd en 1685 une pile et deux arches. Bien que Poictevin ne soit pas l'ingénieur attitré, il propose un projet de rétablissement en grossissant les piles.
Le projet est soumis à la critique de l'Académie d'Architecture le 13 mars 1685.

1708

Charles Henri II Malon de Bercy [1678-1742], gendre de Nicolas Desmaretz [1648-1721] qui est un neveu de Jean-Baptiste Colbert et contrôleur général des finances de 1708 à 1715, est chargé de la direction générale des Ponts et Chaussées.
Il est intendant des finances en 1709.
Il va réorganiser l'administration des ponts et chaussées en mettant en place progressivement une hiérarchie du personnel technique.
Le 21 novembre 1713, toutes les généralités sont pourvues d'un ingénieur.
Le 28 novembre 1713, l'arrêt prévoit de créer onze inspecteurs généraux chargés des vingt-deux départements d'ingénieurs, avec obligation d'effectuer une inspection annuelle.
Les difficultés financières vont rendre difficile l'application des arrêts.
Cela va conduire à l'arrêt de 1er février 1716 du conseil général des Ponts et Chaussées qui adopte une nouvelle organisation par mesure d'économie et réduire le nombre d'ingénieurs et leurs appointements.
Les arrêts du 4 février commettaient:
- Lahite, inspecteur général,
- Jacques V Gabriel, architecte et premier ingénieur,
- Jacques de La Guépière, Henri Gautier et Fayolle, inspecteurs.

1710

Il est remplacé par l'ingénieur Guiard.

1710

A Amboise, après la crue de la Loire, Poictevin propose un projet de restauration du pont sur le bras droit en ne conservant que cinq piles de l'ancien pont. Les piles sont prévues avec des becs remontant jusqu'au tablier.

29 décembre 1711

Un arrêt indique que Poictevin n'a pas touché ses appointements des années 1709, 1710 et 1711.
Pour pouvoir payer les appointements des ingénieurs, il a été nécessaire de créer une imposition spéciale dans les généralités.
Poictevin percevait des appointements de 2400 livres tournois auxquels pouvait s'ajouter des gratifications.

Ouvrages et projets

Participation dans les ouvrages et projets suivants:

ingénieur

Publications pertinentes

  • Informations
    sur cette fiche
  • Person-ID
    1007919
  • Création
    10.09.2009
  • Modification
    22.07.2014