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Eugène Belgrand

Informations biographiques

Nom: Eugène Belgrand
Nom complet: Marie François Eugène Belgrand
Né(e) le 23 avril 1810 à , Aube (10), Grand-Est, France, Europe
Décédé(e) le 8 avril 1878 à , Ile-de-France, France, Europe
1831

Après avoir fait l'Ecole Polytechnique, il suit les cours de l'Ecole des Ponts et Chaussées.
Il est ingénieur des Ponts et Chaussées.
Il est affecté à dans les départements du Puy-de-Dôme, puis de la Côte-d'Or.

1845

Il est nommé ingénieur à Avallon.
Il étudie les relations entre la constitution géologique du sol et le régime des eaux.

1846

Il présente un Mémoire à l'Académie des Sciences sur ses études hydrologiques de la partie supérieure du bassin de la Seine.

1849

Il publie la description de la distribution d'eau de la ville d'Avallon.

1851

Il publie la carte géologique de l'arrondissement d'Avallon.
Il publiera par la suite une série d'études hydrologiques pendant 27 ans.

1852

Il est nommé ingénieur en chef des Ponts et Chaussées en charge du service de la Navigation de la Seine entre Rouen et Paris.

1853

Georges Eugène Haussmann devient préfet de la Seine après le coup d'Etat du décembre 1852 portant Napoléon III au pouvoir. Il avait été auparavant nommé par le prince-président Louis-Napoléon Bonaparte préfet du Var (1849), de l'Yonne puis de la Gironde.

1 janvier 1853

Il existe 5 projets d'amélioration du service des eaux à Paris.
Tous les projets prévoient de prélever de l'eau dans la Seine.
Le corps des Ponts et Chaussées et les médecins considéraient que c'était la meilleure eau qu'on puisse souhaiter.

1854

Le financier Charles Lafitte propose à Napoléon III de prendre en charge une concession pour l'alimentation en eau de l'ensemble de Paris. L'eau étant prélevée dans la Seine.
Haussmann s'oppose à ce projet. il montre à Napoléon III que la qualité du service public peut seule garantir une libre concurrance. Le contrôle de la Ville de Paris sur la quantité et la qualité des eaux lui paraît indispensable.
Le baron Haussmann est alors persuadé que seules les eaux de sorce, même lointaines, sont seules capables d'approvisionner Paris en eau potable.
Le préfet Haussmann rédige son premier «Mémoire sur les Eaux de Paris". Son objectif est alors d'améliorer la distribution des eaux pour les industries, les établissements publics et les hôpitaux.
En 1854 la consommation d'eau est de:
- 56 000 mètres cubes pour le service public,
- 31 000 mètres cubes pour les abonnés.
Le préfet se propose d'augmenter de 90 000 mètres cubes la production d'eau à Paris.

1 janvier 1856

Eugène Belgrand est nommé directeur du Service des eaux de la Ville de Paris.

18 mars 1859

Les études de Belgrand propose d'amener les eaux depuis les sources de la Somme et de la Soude. L'estimation de l'alimentation en eau est alors de 86 400 mètres cubes par jour.
L'amenée de l'eau sur les hauteurs de Ménilmontant suppose la construction de 42 km d'aqueducs de captage et 172 km d'aqueduc de dérivation. Le coût estimé est de 25 millions.

Délibération du Conseil de Paris sur le Second Mémoire du Préfet Haussmann sur l'alimentation en eau de Paris.
Le rapport de présentation est rédigé par M. Dumas:
"Le Mémoire de Monsieur le Préfet de la Seine sur les eaux de Paris demeurera comme un des documents les plus importants qu'ait suscités l'Administration de la Grande Cité! Paris, la France, l'Europe, l'ont lu avec curiosité, l'ont médité avec attention pour les vives lumières qu'il répand sur la plus grave des questions de l'hygiène publique, et en adoptent les principes avec une véritable conviction. L'eau, l'air, la lumière, ces premières conditions d'une bonne hygiène, sont plus que jamais les données fondamentales de l'organisation de la Cité, et si les projets qui nous sont soumis en vue de leur dispensation libérale, offrent souvent tous les caractères de la grandeur, c'est que, lorsqu'il s'agit des intérêts d'une immense population, pour être grand, il suffit d'être utile. La délibération du Conceil conclut qu'il y avait lieu d'adopter le projet dressé par les ingénieurs du service municipal."

Ce mémoire propose aussi la suppression de la vidange à ciel ouvert et l'adoption d'un système d'évacuation souterraine du produit des fosses d'aisance.

Haussmann va alors se heurter à l'opposition des agriculteurs et des éleveurs de moutons de la Champagne humide.

Ce projet devra être abandonné.

1 janvier 1860

Extension territoriale de Paris.
La surface de Paris passe de 3 370 hectares à 7 802 hectares.
La population de Paris passe alors de 460 000 habitants avant 1860 à 1 825 000 en 1866.

20 avril 1860

Troisième Mémoire sur les Eaux de Paris présenté par le préfet Haussmann.
Ce rapport propose de dériver les eaux de la Dhuys et du Surmelin. Belgrand avait estimé les capacités à 40 000 mètres cubes par jour.

La capacité étant insuffisante par rapport aux besoins, le préfet Haussmann demande à Belgrand d'étudier un aqueduc amenant les eaux de la Vanne à paris.

4 mars 1862

Décret de déclaration d'utilité publique de la dérivation des eaux de la Dhuys et de la construction d'un aqueduc entre Parigny, la Dhuys et le réservoir de Ménilmontant.

Les travaux de construction de l'aqueduc prévu par Eugène Belgrand et son adjoint Adolphe Vallée durent de Mars 1862 à août 1865.

Longueur de l'aqueduc: 131 km
La différence de niveau va de 128 m à Parigny à 108 m à Ménilmontant.

1865

Quatrième Mémoire sur les eaux de Paris. Le préfet Haussmann propose de construire un aqueduc dérivant les eaux de la Vanne.
Depuis 1860 il avait obtenu «l'autorisation d'acquérir les plus belles sources de la vallée de la Vanne, celles de la Bouillarde d'Armentières, du Bime de Cérilly, de Flacy, de Chigy, du Maroy, de Saint-Philibert, de Malhortie,...» (Mémoires du préfet Haussmann).

19 décembre 1866

Publication du décret d'utilité publique pour la construction de l'aqueduc de la Vanne.
"Mes successeurs ont pu constater que par des captages complémentaires, et grâce aux enduits lisses de ses parois intérieures, l'aqueduc de la Vanne peut conduire à Paris 120 000 mètres cubes par jour et pourrait au besoin en amener plus encore. Je tiens à rapporter le mérite de ces résultats heureux à Monsieur Belgrand.» (Mémoire du préfet Haussmann)

12 août 1874

L'eau de l'aqueduc de la Vanne arrive au réservoir de Monsouris.
Les travaux avaient commencé en 1867, ils s'étaient arrêtés pendant la guere de 1870-1871 (siège de Paris et la Commune).

Ouvrages et projets

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Bibliographie

  1. Belgrand, Eugène (1875): Les travaux souterrains de Paris (4 volumes). Dunod, Paris (France).

Publications pertinentes

  • Informations
    sur cette fiche
  • Person-ID
    1000316
  • Création
    29.09.1999
  • Modification
    22.07.2014
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