• DE
  • EN
  • FR
  • Base de données et galerie internationale d'ouvrages d'art et du génie civil

Publicité

Partager

Suivre

Phare de Cordouan

Informations générales

Début des travaux: 1584
Achèvement: 1610
Etat: en service

Type de construction

Fonction / utilisation: Phare

Situation de l'ouvrage

Lieu: , , ,
Coordonnées: 45° 35' 10.71" N    1° 10' 23.99" W
Montrer les coordonnées sur une carte

Informations techniques

Pour l'instant aucune donnée technique est disponible.

Chronologie

14ème siècle siècle av. J.C.

Edouard de Woodstock [1330 - 1376], dit le Prince Noir, duc d'Aquitaine, prince de Galles, débarque à Bordeaux. Il fait bâtir une tour sur l'îlot. Une chapelle existe sur l'îlot.

1 janvier 1582

Louis de Foix commence à travailler au projet de construction du phare de Cordouan.

20 février 1582

Le roi Henri III ordonne la levée de 28 000 écus pour la réédification de la tour de Cordouan. L'imposition doit se faire sur les années 1582 et 1583 et s'exercer sur les généralités de Toulouse et de Limoges, sur les sénéchaussées de Périgord, de Condom, d'Agenois, de Guyenne et de Bordelais.

6 juillet 1582

Le président et les trésoriers de France établis à Bordeaux enregistrent les lettres patentes du 1er mars selon lesquelles Louis de Foix doit établir le devis descriptif des travaux «au meilleur mesnage et moindre despence que fere se pourra» du phare.
Louis de Foix reçoit 33,3 écus par mois de gages.
Le roi s'engage à lui verser une récompense à la réception des travaux.

2 mars 1584

Acte de construction du phare de Cordouan co-signé par Louis de Foix, le gouverneur de Guyenne, le maréchal de Matignon, entouré du président du parlement de Bordeaux, du trésorier et de Michel de Montaigne, alors maire de Bordeaux.
Louis de Foix s'engage à construire la tour en 2 ans, selon les termes d'un devis établi en 24 articles.
Un «modelle en boys de la forme dudict oeuvre, reduict à la mesme proportion contenue auxdits articles» est conservé «dans la maison et hôtel de ville dudict Bordeaux pour y avoir recours quand besoing sera".
Louis de Foix doit fournir les matériaux pour 38 000 écus, plus une récompense de 5 000 écus, et des gages de 400 écus par an.

18 mars 1584

Un lettre du maréchal de Matignon apprend à Henri III les difficultés qu'il a pour obtenir le paiement des 10 000 écus dus à Louis de Foix.
Louis de Foix aura recours à des emprunts pour assurer le suivi des paiements aux fournisseurs.
Louis de Foix devait justifier par des rapports l'avancement des travaux et leur coût.

30 avril 1585

Lettre envoyée de prison au gouverneur de Guyenne, accompagnée d'un rapport signé de 3 experts et décrivant l'état des travaux du phare.
La construction du phare est beaucoup plus difficile que l'avait estimé Louis de Foix. Il en résulte une augmentation des dépenses contestée à Bordeaux.

entre 1589
- 1595

Faute d'argent les travaux sont arrêtés.

1593

L'estimation du toisé de la tour fait toujours l'objet d'un conflit entre «les commissaires departis par Sa Majesté» et «Maistre Loys de Foix, ingénieur et entrepreneur de ladicte tour, qui a advancé ledicte oeuvre en la hauteur de 36 pieds par dessus le fondement".

mars 1593

Louis de Foix demande l'avis d'un autre ingénieur du roi, Du Plessis Prévost, pour le dessin de la fortification de Bayonne, qui lui avait été confié.
Le rapport de Du Plessis porte aussi sur le phare de Cordouan. Conforté par l'avis d'experts locaux, il affirme que les exigences de Louis de Foix - paiement de 36 000 livres - sont légitimes.

18 juin 1594

Le contrat initial est modifié. Louis de Foix s'engage à construire le phare pour 50 000 écus.

1595

Les travaux n'ont pas encore repris.
Louis de Foix se rend à Paris où il rencontre le roi Henri IV.

1603

A la mort de Louis de Foix, son fils Pierre continue les travaux.

1611

Les travaux sont terminés par François Beuscher, leur ancien conducteur des travaux.
La première tour es circulaire avec 16 mètres de diamètre à la base. Elle comprend plusieurs étages dont les diamètres vont en diminuant.
Elle comprend:
- au rez-de-chaussée: un vestibule avec qautre cabinets,
- au premier étage: une grande salle appelée appartement du roi,
- au deuxième étage: une chapelle voûtée avec pilastres et sculptures,
- au troisième étage: un pavillon de 5,40 m de diamètre. Ce pavillon supporte la lanterne formée de 1,50 m de diamètre faite de huit arcades et d'une voûte avec cheminée en forme de clocheton
Un grand escalier de 2,20 m de diamètre permet de desservir les deux premiers étages jusqu'à une galerie située sous le niveau de la voûte de la chapelle.
Un autre escalier situé dans une tourelle extérieure permet d'accèder au pavillon. Un autre escalier permet d'accéder à la lanterne.
Hauteur: 37 m
Le feu était alimenté par un mélange de poix, de goudron et de bois.

1659

Colbert décide de restaurer la tour.

1661
- 1664

Le soubassement est renforcé et la lanterne réaménagée.

1727

La lanterne était éclairée par de l'huile de poisson depuis 1664.
L'ingénieur M. de Bitry conçoit une lanterne en fer fabriquée dans des forges du Berry.
On y brûle alors du charbon.

1782

Une novelle lanterne abrite des réflecteurs métalliques paraboliques de Sangrain.

1782
- 1789

L'ingénieur Teulère est chargé de rehausser la tour de 30 m.
Il conserve le rez-de-chaussée et les deux premiers étages, jusqu'à la voûte de la chapelle.
Il construit au-dessus une tour de forme tronconique, de quatre niveaux, terminée par une galerie et une lanterne.

12 novembre 1790

A sa mise en service, la lanterne est équipée de 12 réflecteurs paraboliques de 82 cm de diamètre munis de lampe d'Argand placés sur un support tournant Lemoyne et Mulotin, horloger à Dieppe. Il travaille pour sa conception avec le chevalier de Borda.
Le combustible était un mélange de blanc de baleine, d'huile d'olive et d'huile de colza.

Coût des travaux: 163 238 livres.

1793

Changement des réflecteurs paraboliques par des réflecteurs fabriqués par Lenoir. Diamètre 82 cm, tournant.

20 juillet 1823

Augustin Fresnel choisit le phare pour y installer son premier prototype d'appareil lenticulaire:
focale de 92 cm à 8 panneaux dioptriques et miroirs de renvoi.
La lampe a trois mèches concentriques, approvisionnée à l'huile de colza au moyen d'une pompe aspirante et refoulante, placée au « point focal » de l'appareil.

11 août 1854

Démontage de la lanterne de Fresnel. On installe une lanterne avec feu à éclipses blanc de minutes en minutes. Focale de 92 cm avec catadioptrique.

ca. 1875

Utilisation d'huile minérale au lieu d'huile végétale pour l'éclairage.

1 mai 1896

Mise en place d'un feu fixe à secteurs blancs, rouges et verts. Focale de 92cm.

1907

Utilisation de vapeur de pétrole pour le feu.

1926

Construction d'un bouclier en béton armé autour du phare.

1948

Electrification du phare à l'aide de deux groupes électrogènes. Feu à occultations toutes les 12 secondes. Focale de 92 cm. Utilisation de l'optique précédente modifiée.

1976

Ajout d'un troisième groupe électrogène.
Le feu est assuré par une lampe de 6000W en 110 volts triphasé. Feu à occultations avec trois secteurs colorés.

1984

Installation d'une lampe à xénon de 450 W.

1987

Installation d'une lampe halogène de 2000 W. Portée de 18 miles. Feu fixe à secteurs blanc, rouge, vert à occultation 2+1 de 12 secondes. Focale de 92 cm.
Diamètre de la lanterne: 3,50 m

début 1997

Lancement du projet de réparation du bouclier.

décembre 1997

Une tempête sur les côtes de Charente et d'Aquitaine va faire accélérer le processus de décision.
Le choix va se porter sur un bouclier en béton armé de forme tronconique, de 6 mètres de hauteur et couvrant le phare à l'ouest sur 165°.
Ce bouclier est désolidarisé de la structure existante pour ne pas transmettre les efforts au phare.

2005

Renforcement du phare par réalisation d'un bouclier de protection en béton armé (Coût: 4,5 millions €).

Remarques

Le plus ancien phare français.

Les travaux sont terminés, après la mort de Louis de Foix, par François Beuscher.

Publicité

Intervenants

Conception
Ingénierie
Renforcement (2005)
Maître d'ouvrage
Maître d'oeuvre
Construction
Sous-traitant
Fondations spéciales
Supervision de la construction

Sites Internet pertinents

Publications pertinentes

  • Informations
    sur cette fiche
  • Structure-ID
    20016486
  • Création
    03.06.2005
  • Modification
    29.07.2014