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Église Saint-Hilaire le Grand de Poitiers

Informations générales

Achèvement: 1049
Etat: en service

Type de construction

Structure: Dôme
Voûte cylindrique en tonnelle
Style architectural: Roman
Matériau: Structure en maçonnerie

Situation de l'ouvrage

Lieu: , , ,
Coordonnées: 46° 34' 38.21" N    0° 19' 58.06" E
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Informations techniques

Dimensions

longueur à l'intérieur 59 m
bas-côtés largeur 8.55 m
choeur largeur 8.40 m
hauteur des colonnes ca. 6 m
profondeur 10.50 m
clocher dimensions à la base 11.60 m × 11.60 m
coupole portée ca. 8 m
hauteur des arcades supportant les coupoles 15 m
nef épaisseur des murs 1 m
largeur totale 34 m
hauteur des arcades entre nef et bas-côtés 7.30 m
nef centrale largeur 15.55 m
transept largeur 7.50 m
longueur 42 m

Chronologie

313

Constantin [274-337] promulgue l'Edit de Milan qui établit la liberté religieuse pour les chrétiens.

315

Naissance d'Hilaire à Poitiers d'un père Sénateur de l'Empire romain. La famille est païenne.

325

Concile de Nicée convoqué par Constantin. Le concile condamne l'arianisme - niant la consubstantialité du Fils avec le Père - fondé par Arius [vers 256-336], un prêtre né à Alexandrie.

ca. 350

Après sa conversion à la religion catholique, le peuple chrétien de Poitiers le choisit comme évêque.

352

Il défend le patriarche d'Alexandrie Athanase le Grand exilé par l'empereur Constance II. Il défend la doctrine de la Trinité proclamée au concile de Nicée.

à partir de 354

Il entame une lutte contre la doctrine d'Arius. Il se rend au concile de Béziers.

356

Il est redouté par l'empereur et par les évêques ariens. Il est exilé en Phrygie.

357
- 360

Hilaire apprend à connaître l'Eglise d'Orient. Il écrit ses douze livres du Traité de la Trinité.

360

Il assiste aux conciles de Séleucie et de Constantinople. Il y confond la faction arienne et y combat l'antipape Léon. L'empereur refusant de le voir, Hilaire est renvoyé à Poitiers.

361

Protecteur de Martin – saint Martin, futur évêque de Tours – il lui permet de s'installer à Ligugé, au sud de Poitiers. Martin y fonde le plus ancien monastère de Gaule.

361

Concile de Paris: Hilaire obtient le départ de deux évêques ariens.

364

Voyage à Milan où il rencontre l'empereur Valentinien. Il lui demande en vain d'intervenir contre l'évêque arien de la ville. Il apprend au cours de ce voyage le martyre des fonctionnaires romains Jean et Paul qui résistèrent à Julien l'Apostat.
Il introduit en Occident la subtilité de la pensée grecque. Il compose un Traité des Mystères, un Commentaire des Psaumes, des hymnes et des ouvrages de théologie.

13 janvier 367 ou 368

Mort d'Hilaire à Poitiers. Il est enterré, entre son épouse et sa fille, sainte Abre, dans une chapelle dédiée à saint Jean et saint Paul [Romains martyrisés en 362] qu'il aurait fait construire dans une des nécropoles gallo-romaines, hors les murs de la ville. Saint Hilaire y aurait placé des clercs pour desservir cette chapelle.

412

Destructions par les Vandales.

450

Des «moines venus du tombeau de saint Hilaire» fuyant devant l'invasion wisigothique en Poitou fondent l'abbaye de Saint-Maixent.

453

Destructions par les Huns.

507

Le roi des Francs Clovis [466-511], devenu catholique après son baptême par saint Rémi à Reims en 496, bat et tue à Vouillé Alaric II, roi des wisigoths d'Aquitaine de confession arienne.
Le poète Venance Fortunat [530-609] qui deviendra évêque de Poitiers [saint Venance] raconte vers 570 qu'une lumière venant de la basilique Saint-Hilaire a averti Clovis d'aller promptement au combat contre les troupes d'Alaric après avoir prié dans la basilique.
L'évêque Grégoire de Tours [538-594] raconte vers 575 dans l' «Histoire ecclésiastique des Francs» la vision d'une boule de feu venant de la basilique avant la bataille.

6ème siècle

Fridolin, abbé de Saint-Hilaire, d'origine irlandaise, a une apparition de saint Hilaire qui lui commande d'aller voir, avec l'évêque de Poitiers, le roi des Francs Clovis pour lui demander de doter généreusement le monastère pour l'agrandir et l'embellir.
Grâce à ces dons, le monastère est reconstruit. Des fragments de mosaïques ont été retrouvés en 1856 au cours de fouilles sous la nef.
L'évêque de Poitiers et l'abbé voient le corps du saint translaté par les Anges dans la nouvelle basilique le 26 juin.

589

Grégoire de Tours raconte une sédition de nonnes du monastère de Sainte-Radegonde qui provoquent une bataille dans la basilique.

732

Des Musulmans conduits par Abdiraman franchissent la Garonne et mettent le feu à la basilique Saint-Hilaire. Mais ils sont battus et arrêtés par Charles Martel [vers 688-741] à la bataille de Poitiers.

768

Diplôme de Pépin le Bref [vers 715-768] confirmant des privilèges à l'abbé Bertin du monastère et à la congrégation de moines (c'est le plus ancien acte connu du monastère).

808

Un acte de Louis, roi d'Aquitaine depuis 781, fils de Charlemagne [747-814] (futur empereur Louis le Pieux [814-840]) prévoit que les frères du monastère voulant mener une vie monastique s'établiront à Nouaillé suivant la règle bénédictine. Ceux qui vivront à Saint-Hilaire devront observer l'institution canonique.

863 et 865

Des incursions vikings arrivent jusqu'à Poitiers. Ils brûlent Saint-Hilaire et son bourg.

9ème siècle

Par crainte de nouvelles incursions vikings, les moines emportent les ossements de saint Hilaire, noircis par l'incendie, en sécurité au Puy-en-Velay [l'abbé est Norbert, frère du comte de Poitou].

868

Victoire poitevine contre les vikings. La dîme du butin est apportée à Saint-Hilaire.

868

Victoire poitevine contre les vikings. La dîme du butin est apportée à Saint-Hilaire.

889

Le roi Eudes [vers 860-898] donne des biens au monastère.

935

Les comtes de Poitou deviennent abbés laïcs de la basilique Saint-Hilaire. Ce titre sera transmis en 1204 aux rois de France.

937
- 977

Eble – frère du comte de Poitou Guillaume Tête d'Etoupe [†963] – évêque de Limoges, puis abbé de Saint-Michel-en-l'Herm, doyen puis trésorier de Saint-Hilaire fait construire le premier rempart autour du bourg de Saint-Hilaire.

942

Le roi Louis IV d'Outremer [921-954] confirme le don du roi Eudes en complément du don de l'abbaye qu'il vient de faire au comte de Poitou.

après 1025

D'après la Chronique de Saint-Maixent:

  • la reine d'Angleterre Emma, fille du duc de Normandie Richard, veuve d'Ethereld II [968-1016] puis de Cnut-le-Grand, fait construire une partie de l'abbatiale par le maître d'œuvre Gautier Coorland,
  • Agnès de Bourgogne, troisième épouse du comte Guillaume V le Grand [vers 959 – 1030], mère du comte de Poitou Guillaume VII [†1058] fait construire la plus grande de l'abbatiale et la fait terminer [probablement après la mort de son beau-fils Eudes en 1039].
Fulbert de Chartres, trésorier de Saint-Hilaire de 1022 à sa mort en 1028, a dû être un conseiller de la construction, au moins pour le clocher.
La construction commence par le clocher-porche, puis le transept probablement non voûté et se poursuit par la nef sans les voûtes et les collatéraux, et se termine par le chevet et son déambulatoire.
Eglise de pèlerinage sur la route de Saint-Jacques de Compostelle, le transept et le chevet sont surélevés de 2,30 m par rapport à la nef pour permettre l'accès à la confession dans laquelle se trouve le tombeau de saint Hilaire.

1 novembre 1049

Dédicace de l'église actuelle de Saint-Hilaire en présence de 13 archevêques et évêques, de la comtesse Agnès de Bourgogne et de son fils Guillaume VII Aigret, comte de Poitou et duc d'Aquitaine.
Seul le chœur à déambulatoire et les chapelles rayonnantes sont voûtés.
Le clocher-porche marque l'entrée de la basilique suivant le même principe que celui de l'abbatiale de Saint-Benoît-sur-Loire.
[Remarque: la chronologie de la construction de la basilique fait l'objet de discussions. Certains spécialistes prétendent que rien ne subsiste de l'édifice dédicacé en 1049. La chronologie présentée est celle donnée dans «Haut-Poitou roman»].

ca. 1060
- 1070

Le texte des Miracles de Saint Hilaire – écrit vers 1115-1130 - indique que la charpente couvrant la nef est remplacée par une voûte de pierre «afin que l'église fut toute entière construite en pierres». Pour porter la voûte, des piliers sont construits pour réduire la largeur du vaisseau central et des arcs sont édifiés entre les piliers et les murs pour les renforcer.
Un chapiteau de l'abside porte le nom «Ugo monedarius». Peut-être s'agit-il du trésorier qui signe 6 chartes entre 1067 et 1090.

1074

Le pape Grégoire VII place l'abbaye sous la protection du Saint-Siège.

1078

Une charte limite le nombre de chanoines de la basilique à 60.

14 janvier 1096

Le pape Urbain II fête la saint Hilaire dans la basilique.

ca. 1130

Dans le guide du Pèlerin de Saint-Jacques de Compostelle la basilique est décrite comme «grande et belle».

1143

Charte de Louis VII [1120-1180] autorisant les moulins de Saint-Hilaire sur la Boivre pour l'utilité de l'église et la beauté de la ville.

1170

Richard Cœur-de-Lion [1157-1199] reçoit à 13 ans dans la basilique, de l'archevêque de Bordeaux et de l'évêque de Poitiers, l'étendard et la lance, insignes de la dignité de comte du Poitou.

1177

Le pape Alexandre III déclare la basilique «la plus fameuse entre toutes les églises d'Aquitaine».

1474

Robert Poitevin, trésorier de Saint-Hilaire [1448-1474], fait construire le portail flamboyant de l'église.

1530
- 1540

Construction du doyenné Saint-Hilaire par Geoffroy d'Estissac, évêque de Maillezais et doyen de Saint-Hilaire.

mai 1562

Pillage des églises de Poitiers par les Protestants. L'église a subi des dommages, en particulier le clocher.

1570

Percement d'une rosace dans le mur du croisillon Nord.

22 janvier 1590

Les étages supérieurs du clocher s'écroulent.

1592

Claude Collin, maître maçon, reprend et dresse le clocher «en la même parure qu'il était auparavant».

1655

Les reliques de saint Hilaire sont retrouvées au Puy-en-Velay. L'évêque du Puy, Henri de Maupas du Tour, en rétrocède «le grand os du bras gauche».

1669

L'architecte Claude Perrault visite la basilique et en fait une description de la basilique où il indique que la nef est couverte de «vouste en berceau» avec des arcs-doubleaux et non de coupoles.

1762

Les chanoines font abaisser le chevet. Un tombeau dit de «Sainte Abre» en marbre blanc des Pyrénées de la fin du 4ème siècle est découvert.

1793

Saccage de l'église qui sert à loger des chevaux.

20 janvier 1799

L'église est vendue comme Bien National au citoyen Roy, dit Cassandre.

23 septembre 1800

Les experts évaluent le prix de l'église à 1900 francs. Le citoyen Cassandre n'ayant pas payé la somme demandée, l'Etat retrouve ses droits.

1804

Un arrêté du gouvernement de la République du 15 floréal an 12 autorise le Préfet de la Vienne à mettre à la disposition de l'évêque de Poitiers l'emplacement et les débris de l'église Saint-Hilaire, pour servir de succursale aux habitants du quartier et à charge pour eux de faire les frais des réparations et des reconstructions.
Il ne subsiste plus à cette époque que le chœur, le transept, le clocher-porche et une partie de la dernière travée de la nef sans sa voûte sur les 5 travées initiales.

1808

L'église est restituée au conseil de paroisse à l'état de masure.
Les charpentes manquant, elles sont remplacées par une épaisse couche de terre sur les voûtes d'abside et des collatéraux sur laquelle sont posées des tuiles.

1810

Voûtes en briques sur ce qui reste de nef. Construction d'une façade provisoire en réutilisant ce qui reste du portail construit par Robert Poitevin en 1474.

1847

L'église est classée Monument Historique. Reconstruction des toitures des absidioles.

1851

Saint Hilaire est désigné premier Docteur de l'Eglise universelle.

1855

L'architecte Joly-Leterme commence la restauration de l'église par le chevet. Il lui rend son élévation primitive en rétablissant la confession qui avait était transformée en 1762.
Le caveau funéraire est remis à jour et l'appareil roman de l'arceau est rendu apparent.

1858

La rosace du croisillon Nord est bouchée. Le portail gothique du côté Nord de l'église est supprimé.

1859

Souscription lancée par le Cardinal Pie pour la reconstruction de l'église.

1869
- 1875

Pose de la première pierre de la façade actuelle et reconstruction des deux premières travées de la nef. La nef est reconstruite avec deux travées en moins par rapport à l'église romane. Les coupoles sont refaites d'après les arrachements qui existaient encore dans la dernière travée en reprenant le dessin de la coupole de la croisée du transept. [Remarque: cette conception de voûte est en désaccord avec la description qu'en a faite Claude Perrault en 1669].

1875

Inauguration de l'église actuelle.

1881

Réalisation de la tribune.

1882

Pose des mosaïques du choeur

1885

Maître-autel et grilles du chœur.

1949

L'étage inférieur du clocher est réouvert.

2000

Classement au Patrimoine mondial de l'Humanité par l'Unesco.

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Intervenants

Restauration (1845-1850)
Architecture

Sites Internet pertinents

Publications pertinentes

  • Informations
    sur cette fiche
  • Structure-ID
    20011818
  • Création
    18.04.2004
  • Modification
    29.07.2014