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Ancienne abbaye Saint-Pierre

Informations générales

Autre nom(s): Fabrique d'Anis de Flavigny
Début des travaux: 8ème siècle
Achèvement: 18ème siècle

Type de construction

Fonction / utilisation: Usine (bâtiment)
usage d'origine:
Église

Situation de l'ouvrage

Lieu: , , ,
Coordonnées: 47° 30' 41.04" N    4° 31' 46.92" E
Montrer les coordonnées sur une carte

Informations techniques

Pour l'instant aucune donnée technique est disponible.

Chronologie

ca. 720

Fondation de l'abbaye par Widerard.
Magnoald est le premier abbé.

731

Sac d'Autun par les Sarrasins.

745

Sa charte de fondation est approuvée au concile d'Autun.

3 octobre 747

Mort de Widerard.

755

Election de l'abbé Manassès dit le Grand. Il apporte le corps de saint Prix évêque de Clermont au VIIè siècle. Manassès fait des aménagements pour recueillir les reliques.
Les corps saints étant déposés dans des cryptes à cette époque, on peut supposer qu'une première crypte a dû exister dès cette époque.
Pendant l'abbatiat de Manassès, l'abbaye grandit.
Elle est soutenue par Charlemagne qui félicite Manassès pour l'organisation de son abbaye dans des lettres écrites de sa villa de Thionville.

758

Construction de la première église abbatiale par Manassès le Grand.

ca. 760

Le scriptorium de Flavigny avait une écriture particulière, la minuscule précaroline bourguignone.
De son scriptorium sont sortis un très bel Evangéliaire (B. M. Autun, ms. S 4) en onciale, un Commentaire sur les Psaumes de Cassiodore, les Canons de Saint Grégoire, les Dogmes Ecclésiastiques de Gennade.
Pour la liturgie, le «Sacramentaire gélasien du VIIIème siècle» a été compilé à Flavigny vers 760.

ca. 765

Sous l’autorité de l’évêque de Metz, saint Chrodegang, est créé le chant grégorien de la Messe comprenant les chants d’entrée ou introïts (Quasimodo, Laetare,...), les chants d’offertoire et de communion, et tous les autres chants ornés utilisés pour la Messe.

766

Il y a suffisamment de moines à Flavigny pour y pratiquer la psalmodie continuelle.

781

Charlemagne rencontre Alcuin à Parme.
Alcuin est né en Northumbrie, près d'York, vers 735. Il est mort à Tours, où il était abbé de Saint-Martin, le 19 mai 804.
Il avait étudié à l'école épiscopale d'York, sous la direction d'un disciple de Bède le Vénérable, Aelbert.
A la mort de l'archevêque Albert et à l'avènement de son successeur Eanbald, Alcuin reçoit de lui la mission d’aller à Rome pour obtenir du pape et lui rapporter le Pallium.
En revenant de Rome, il passa à Parme où il trouva Charlemagne.
Qu’il le vit ou non pour la première fois, Charles le pressa de s’établir en France. Après quelque hésitation, Alcuin s’y engagea, pourvu qu’il en obtînt la permission de son évêque et de son roi.
[d'après Guizot - Vie d'Alcuin]

782

Alcuin obtient l'autorisation de se rendre à la cour de Charlemagne, et en 782 on le trouve établi à la cour. Charlemagne lui donne sur le champ trois abbayes, celles de Ferrières-en-Gâtinais, de Saint-Loup à Troyes, et de Saint-Josse dans le comté de Ponthieu.

Alcuin dirige alors l'école palatine d'Aix-la-Chapelle.
Il est alors l'un des maîtres à penser du monde franc, et l'un des promoteurs de la renaissance intellectuelle dans le royaume de Charlemagne où il peut transmettre l'héritage intellectuel de Bède la Vénérable et de l'école d'York où il avait été maître d'école, succédant à Albert quand il devint archevêque d'York. Charlemagne lui-même, sa femme Luitgard, sa soeur, ses trois fils et deux filles ont suivi les cours d'Alcuin.
Il rédige des traités sur la grammaire, l'orthographe, la réthorique et les vertues, la dialectique, l'astronomie...

Il prend part aux principaux conciles, dont celui de Francfort en 794, et y combat l'adoptianisme. Il participe à la réforme liturgique, et en particulier à la révision des livres comme le Lectionnaire et le Sacramentaire grégoriens. Il participe à la correction du texte de la Vulgate. Il rédige des homélies, des épîtres, des sermons à lire par les prêtres. Il impose le rite romain à la place de rites gallicans.

Il organise l'enseignement nécessaire à la formation des futures élites administratives du royaume et de l'Église. Il met en place un programme d'enseignement, passant des disciplines de base comme la lecture et l'écriture à l'ensemble des sept arts libéraux (trivium et quadrivium).

Il rédige probablement, pour Charlemagne, le «Capitulare de villis vel curtis imperii (ou imperialibus)", dit Capitulaire de Villis. C'est une ordonnance émanant de Charlemagne qui y édicte à l'intention des gouverneurs (Villici) de ses domaines (Villae/Villis) un certain nombre d'observances et de règles.

Alcuin figure naturellement au premier plan dans les réunions dites d'Académie palatine, où les beaux esprits de la cour disputent sous la présidence du roi, surnommé pour la circonstance David. Outre Charlemagne, cette académie comprenanit Alcuin s'appelant Horace, Théodulf Pindare, Angilbert Homère, Anségise, Adélard, Paul Diacre, Paulin d'Aquilée, Pierre de Pise, Dungal, Clément,...

788

Mort de l'abbé Manassès le Grand.

ca. 790

Alcuin est abbé de Flavigny.
La célébration liturgique de sainte Marie-Madeleine apparaît à Flavigny, lorsque des auteurs d’ouvrages liturgiques ont confondu les saints époux Marius et Marthe avec les sœurs Marie (de Béthanie) et Marthe mentionnées dans l’Évangile. Ils ont posé au 19 janvier les fondements d’une messe en l’honneur des deux amies de Jésus.
En occident, la dévotion envers sainte Marie-Madeleine doit son essor principalement au pape saint Grégoire le Grand (590-604).

Alcuin a été à l'origine d'autres fêtes liturgiques: fête de la Trinité, fête de la Toussaint, fête de saint Marin, célébration de la Décollation de saint Jean-Baptiste,...

Alcuin, qui a été le ministre de la Culture de Charlemagne tant sur le plan profane que religieux va progressivement développer le chant grégorien de l'Office.

796

Charlemagne nomme Alcuin abbé de Saint-Martin de Tours.
C'est à l'abbaye de Tours que va se formaliser le chant grégorien de l'Office.
Alcuin est aussi abbé de l'abbaye Saint-Paul de Cormery qui est une dépendance de Saint-Martin de Tours.

801

Alcuin décide de s'installer définitivement à Tours. Il se défait de ses autres abbayes.

22 mars 864

Pour les protéger des incursions normandes, l'abbaye recueille les reliques de sainte Reine qui se trouvaient auparavant à Alise-Sainte-Reine (l'ancien oppidum d'Alésia). Ces reliques attirent la foule des pélerins.

878

Le pape Jean VIII [vers 820-pape en 872-882] consacre son église lors de son retour à Rome après le concile de Troyes

11 janvier 887
- 24 janvier 887

Les Normands assiègent la cité, faisant huit tués parmi les moines et les serviteurs de l'abbaye d'après Hugues de Flavigny.

9ème siècle

A la fin du 9ème siècle, l'abbaye passe sous la tutelle de l'évêque d'Autun.

1ère moitié du 11ème siècle

L'église est presque entièrement reconstruite, sauf les cryptes carolingiennes.
L'église est élargie pour permettre la pompe des grandes cérémonies.
Des chapelles sont construites dans le prolongement de chaque collatéral.

12ème siècle

Construction du clocher-porche et modifications du sanctuaire.

1231

Un incendie détruit une grande partie de l'abbaye.
Pour faire les réparations nécessaires, l'abbaye a dû vendre de nombreuses terres. L'abbaye n'a pu se relever qu'avec l'aide répétée du Saint-Siège.

Milieu du 14ème siècle

L'abbaye retrouve sa grandeur.

15ème siècle

La ville se dote de défenses.

1589
- 1592

Le monastère ayant pris le parti du roi de France Henri III contre la Ligue catholique, le Parlement royal y tient ses séances.

1644

L'abbaye est acquise par les bénédictins de la Congrégation de Saint-Maur.

fin du 17ème siècle

L'église abbatiale subit de graves mutilations.

18ème siècle

Nouvelles mutilations de l'abbatiale.
Reconstruction des bâtiments monastiques.

après 1790

Les derniers moines quittent l'abbaye qui est vendue comme bien national.
Destruction presque complète de l'église dont il ne reste plus que les cryptes carolingiennes et un pan de mur roman.

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Intervenants

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  • Informations
    sur cette fiche
  • Structure-ID
    20037195
  • Création
    23.05.2008
  • Modification
    30.07.2014